Simultanement, dans son devenir desormais parallele, disjoint, delaisse, la mathematique alocalise les infinis dans l'indifference du multiple pur. Elle a traite l'infini actuel dans la banalite du nombre cardinal. Elle a neutralise e tentierement desacralise l'infini, le soustrayant meme a toute metaphorique dela tendance, du devenir ou de l'horizon, l'arrachant au regne de l'Un, pour le disseminer - qu'il s'agisse de l'infiniment grand ou de l'infiniment petit - dansla typologie sans aura des multiplicites. En fondant une pensee ou l'infini se separe irreversiblement de toute instance de l'Un, la mathematique a reellement accompli, pour son propre compte, le programme de la mort de Dieu.
La mathematique a egalement traite le fini comme un cas particulierdont le concept se tire de celui de l'infini. L'infini a cesse d'etre cette exception sacree qui organise un exces sur le fini, ou une negation, unereleve, de la finitude. Pour la mathematique contemporaine, c'est bien pluto tl'infini qui, representant la forme ordinaire des multiplicites, admet une definition simple et positive, et c 'est le fini qui s'en deduit par negation ou limitation. Il est impossible de tenir, si on met la philosophie sous condition d'une telle mathematique, le discours du pathos de la finitude. «Nous » sommes infinis, comme toute situation multiple, et le fini est une abstraction lacunaire. La mort elle-meme ne fait que nous inscrire dans la forme naturelle de l'etre-multiple infini, celle de l'ordinal limite, qui ponctue dans le pur et exterieur « mourir » la recapitulation de notre infinite.
La mathematique a egalement traite le fini comme un cas particulierdont le concept se tire de celui de l'infini. L'infini a cesse d'etre cette exception sacree qui organise un exces sur le fini, ou une negation, unereleve, de la finitude. Pour la mathematique contemporaine, c'est bien pluto tl'infini qui, representant la forme ordinaire des multiplicites, admet une definition simple et positive, et c 'est le fini qui s'en deduit par negation ou limitation. Il est impossible de tenir, si on met la philosophie sous condition d'une telle mathematique, le discours du pathos de la finitude. «Nous » sommes infinis, comme toute situation multiple, et le fini est une abstraction lacunaire. La mort elle-meme ne fait que nous inscrire dans la forme naturelle de l'etre-multiple infini, celle de l'ordinal limite, qui ponctue dans le pur et exterieur « mourir » la recapitulation de notre infinite.
no subject
Date: 2006-11-13 08:24 pm (UTC)no subject
Date: 2006-11-13 08:27 pm (UTC)no subject
Date: 2006-11-13 11:34 pm (UTC)no subject
Date: 2006-11-14 10:51 am (UTC)А.
no subject
Date: 2006-11-17 12:04 am (UTC)Позвони, если соберешься
no subject
Date: 2006-11-17 09:17 am (UTC)А ты-то сама знанешь мои координаты? Если затерялись - свистни.
no subject
Date: 2006-11-17 02:16 pm (UTC)Но ты писала, что зверски болит горло, поэтому я решила,
что лучше письменно. Выздоравливай!